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Obtenir des beaux gĂ©raniums pendant toute la belle saison ne relĂšve ni de la magie ni dâun budget dĂ©mesurĂ©. La vraie diffĂ©rence se joue souvent dans des gestes simples, rĂ©guliers, hĂ©ritĂ©s dâun bon sens jardinier qui a largement fait ses preuves : un substrat bien pensĂ©, un arrosage gĂ©raniums sans excĂšs, quelques apports ciblĂ©s et des soins naturels appliquĂ©s au bon moment. Avec cette approche, les pots cessent de vivoter et deviennent de vĂ©ritables rĂ©serves de fleurs d’Ă©tĂ©, mĂȘme sur un balcon modeste.
Cette recette grand-mĂšre version pratique rĂ©pond dâabord Ă la question essentielle : que faut-il faire, concrĂštement, pour garder des plants vigoureux et florifĂšres de mai Ă septembre ? La rĂ©ponse tient en un mot : lâĂ©quilibre. Trop dâeau, les racines sâĂ©touffent. Trop dâazote, le feuillage explose mais les fleurs boudent. Pas assez de lumiĂšre, la plante sâallonge sans produire. En revanche, en combinant engrais naturel, exposition adaptĂ©e, pincement et prĂ©vention douce contre les maladies, les gĂ©raniums donnent le meilleur dâeux-mĂȘmes. Câest un peu comme sur un chantier bien conduit : quand la base est saine, le rĂ©sultat tient dans la durĂ©e.
Pas le temps de tout lire ? Voici l’essentiel
| â Le meilleur levier pour des beaux gĂ©raniums reste un trio simple : soleil doux 4 Ă 6 heures, terreau drainant et arrosage maĂźtrisĂ©. |
| â Le marc de cafĂ© sĂ©chĂ© et les coquilles dâĆufs broyĂ©es soutiennent le sol et fortifient les plants sans brutaliser le substrat. |
| â Le purin dâortie stimule la vigueur, tandis que la peau de banane et les cendres de bois favorisent la floraison. |
| â Le lait diluĂ© et la dĂ©coction de prĂȘle aident Ă prĂ©venir certains problĂšmes de feuillage avec une approche naturelle. |
| â La technique du pincement change tout : plus de ramifications, donc davantage de fleurs tout lâĂ©tĂ© âïžđž. |
| â Lâentretien le plus rentable reste souvent le plus simple : retirer les fleurs fanĂ©es, espacer les apports et observer les plants chaque semaine. |
Recette de grand-mÚre pour avoir de beaux géraniums : les bases qui changent tout
Avant de sortir les astuces de cuisine et les prĂ©parations maison, il faut rĂ©gler le socle. Un plant mal installĂ© rĂ©pondra mal, mĂȘme avec le meilleur soin plantes du monde. Pour rĂ©ussir lâentretien gĂ©raniums, le point dĂ©cisif reste le contenant, le drainage et la lumiĂšre. Beaucoup de jardiniers pensent nourrir un problĂšme, alors quâils essaient surtout de compenser une mauvaise installation. Câest lĂ que le bon sens ancien garde une longueur dâavance : on commence par mettre la plante au bon endroit, puis seulement on lâaide.
Les gĂ©raniums, ou plus exactement les pĂ©largoniums dans la plupart des jardiniĂšres, aiment une exposition lumineuse avec 4 Ă 6 heures de soleil. Le soleil du matin est souvent idĂ©al. Il rĂ©veille la floraison sans griller le feuillage lors des journĂ©es trĂšs chaudes. Sur un balcon orientĂ© sud, une lĂ©gĂšre ombre lâaprĂšs-midi peut Ă©viter les coups de chaud. Ă lâinverse, une zone trop sombre produit des tiges longues, molles, et peu de fleurs. Quand un lecteur dit que ses plants âfont des feuilles mais rien dâautreâ, la question de la lumiĂšre arrive presque toujours dans les premiĂšres minutes.
Le substrat compte tout autant. Un mĂ©lange simple fonctionne remarquablement bien : un tiers de terreau, un tiers de compost mĂ»r, un tiers de perlite ou de sable grossier. Ce type dâassemblage permet Ă la fois de retenir ce quâil faut dâhumiditĂ© et dâĂ©vacuer lâexcĂšs. En pot, lâeau stagnante est une vieille ennemie. Elle sâinstalle discrĂštement, puis les racines noircissent, les feuilles mollissent et le plant fait grise mine. Les pots en terre cuite restent trĂšs intĂ©ressants, car ils laissent mieux respirer la motte. Ils demandent parfois un peu plus dâeau, mais offrent un environnement plus stable aux racines.
Lâarrosage gĂ©raniums suit une logique simple : abondant, puis espacĂ©. Il vaut mieux arroser franchement au pied, puis attendre que le premier centimĂštre de substrat sĂšche, plutĂŽt que de verser un petit fond dâeau tous les jours. Ce rythme pousse les racines Ă se dĂ©velopper plus profondĂ©ment. Le matin reste le meilleur moment, surtout en pĂ©riode de jardinage estival. Les soucoupes, elles, ne doivent pas devenir des mini-bassins permanents. Quinze minutes aprĂšs lâarrosage, il vaut mieux les vider.
Quelques signes permettent de lire la plante comme un tableau de bord. Des feuilles tombantes avec une terre qui se dĂ©colle du pot signalent souvent un manque dâeau. Des tiges sombres, une base molle ou un feuillage flasque malgrĂ© une terre humide Ă©voquent plutĂŽt un excĂšs. Cette lecture visuelle vaut de lâor, car elle Ă©vite dâarroser âpar rĂ©flexeâ. Et au jardin comme Ă la maison, les automatismes mal placĂ©s coĂ»tent cher.
Il faut aussi intĂ©grer lâentretien courant dans la routine. Retirer les fleurs fanĂ©es stimule la production de nouveaux boutons. Pincer les extrĂ©mitĂ©s des jeunes tiges au printemps densifie la silhouette. Un plant bien ramifiĂ© offre davantage de points de floraison. Câest mĂ©canique, presque architectural. Plus la structure est Ă©quilibrĂ©e, plus lâensemble tient bien. VoilĂ pourquoi les recettes traditionnelles fonctionnent si bien : elles ne cherchent pas Ă forcer la plante, elles lâaccompagnent avec mĂ©thode đż.

Marc de cafĂ©, coquilles dâĆufs et peaux de banane : les recettes de grand-mĂšre les plus utiles
Parmi les grandes astuces jardinage, trois ingrĂ©dients du quotidien reviennent sans cesse : le marc de cafĂ©, les coquilles dâĆufs et les peaux de banane. Leur rĂ©putation nâest pas usurpĂ©e, Ă condition de respecter les doses et surtout lâusage. Le problĂšme nâest presque jamais lâidĂ©e de dĂ©part, mais lâexcĂšs. Un bon produit, mal dosĂ©, devient vite contre-productif. Les recettes anciennes sont efficaces prĂ©cisĂ©ment parce quâelles misent sur la mesure.
Le marc de cafĂ© agit comme un appui doux pour le sol. Il apporte des Ă©lĂ©ments utiles et stimule la vie microbienne lorsquâil est bien utilisĂ©. Le mot important ici est sĂ©chĂ©. Un marc encore humide forme vite une couche compacte, favorise les moisissures et empĂȘche lâeau de pĂ©nĂ©trer correctement. La bonne mĂ©thode consiste Ă lâĂ©taler, le laisser sĂ©cher, puis en saupoudrer une fine pellicule sur le pot avant de griffer lĂ©gĂšrement la surface. Une application lĂ©gĂšre toutes les quatre Ă six semaines au printemps et en Ă©tĂ© suffit largement. Pour ceux qui compostent, lâintĂ©grer au compost reste encore plus judicieux.
Les coquilles dâĆufs broyĂ©es apportent du calcium et participent Ă la robustesse des tissus vĂ©gĂ©taux. LĂ encore, la forme compte autant que la matiĂšre. De gros morceaux dĂ©coratifs ont surtout un effet⊠dĂ©coratif. Pour quâelles servent rĂ©ellement, il faut les laver, les sĂ©cher puis les rĂ©duire en poudre fine. Une cuillĂšre Ă soupe par pot moyen, incorporĂ©e en surface une fois par mois, offre un apport progressif sans brusquer le substrat. Câest discret, lent, mais utile sur la durĂ©e. En revanche, leur rĂ©putation de barriĂšre anti-limaces est souvent exagĂ©rĂ©e, surtout en balcon.
Les peaux de banane sĂ©duisent pour une bonne raison : elles contiennent du potassium, prĂ©cieux pour la floraison. Mais enterrĂ©es crues, elles attirent facilement moucherons et dĂ©composition mal maĂźtrisĂ©e. Deux mĂ©thodes sont plus propres. La premiĂšre consiste Ă les sĂ©cher puis les rĂ©duire en poudre, Ă raison dâune petite cuillĂšre par pot toutes les trois ou quatre semaines. La seconde repose sur un âthĂ© de bananeâ : macĂ©ration 24 Ă 48 heures, filtration, puis dilution avant arrosage. Câest simple, Ă©conomique et cohĂ©rent avec un engrais naturel destinĂ© aux fleurs d’Ă©tĂ©.
Pour y voir plus clair, ce tableau aide Ă choisir la bonne astuce selon le besoin principal.
| đž IngrĂ©dient | đŻ Effet recherchĂ© | đ FrĂ©quence | â ïž Vigilance |
|---|---|---|---|
| Marc de café séché | Stimuler la vie du sol et soutenir la croissance | Toutes les 4 à 6 semaines | Ne jamais former une couche épaisse |
| Coquilles dâĆufs en poudre | Apport de calcium, tissus plus solides | 1 fois par mois | Bien broyer pour une action utile |
| Poudre de peau de banane | Favoriser la floraison grĂące au potassium | Toutes les 3 Ă 4 semaines | Ăviter les peaux crues enterrĂ©es |
Sur une jardiniĂšre de balcon, ces apports fonctionnent particuliĂšrement bien lorsquâils sont alternĂ©s, jamais empilĂ©s le mĂȘme jour. Un exemple concret ? Semaine 1, un peu de marc sĂ©chĂ©. Semaine 3, peau de banane en poudre. Semaine 5, coquilles dâĆufs. Le rĂ©sultat est plus stable et le plant reste lisible. En jardinage, vouloir tout bien faire en mĂȘme temps revient souvent Ă brouiller le message envoyĂ© Ă la plante.
Ces trois recettes ne sont pas spectaculaires du jour au lendemain. En revanche, aprÚs plusieurs semaines, elles renforcent clairement la tenue du feuillage, la formation des boutons et la régularité de la floraison. Ce sont des alliées de fond, un peu comme les bons matériaux invisibles dans une maison bien construite : on ne les remarque pas toujours, mais tout repose sur eux.
Purin dâortie, lait diluĂ© et cendres de bois : le trio naturel pour vigueur et floraison
Quand les gĂ©raniums ont dĂ©jĂ de bonnes bases, il devient pertinent dâutiliser des prĂ©parations un peu plus actives. Le purin dâortie, le lait diluĂ© et les cendres de bois forment un trio intĂ©ressant, parce quâils nâagissent pas tous au mĂȘme niveau. Lâun soutient la vigueur vĂ©gĂ©tative, lâautre aide Ă limiter certains dĂ©sĂ©quilibres sur le feuillage, le troisiĂšme pousse la floraison grĂące Ă sa richesse minĂ©rale. Bien utilisĂ©s, ces remĂšdes ont quelque chose de redoutablement malin : ils coĂ»tent peu et rendent beaucoup.
Le purin dâortie maison reste une rĂ©fĂ©rence dans le jardinage estival. Pour le prĂ©parer, il faut compter environ 1 kg dâorties fraĂźches pour 10 litres dâeau, idĂ©alement de pluie, dans un contenant non mĂ©tallique. La macĂ©ration dure de 7 Ă 14 jours selon la tempĂ©rature. On remue rĂ©guliĂšrement, on filtre, puis on dilue avant usage. Pour des gĂ©raniums, lâarrosage au pied Ă 10 Ă 20 % toutes les deux ou trois semaines au printemps donne de bons rĂ©sultats. En pĂ©riode de pleine floraison, il vaut mieux rĂ©duire, car un excĂšs dâazote favorise davantage les feuilles que les fleurs. Câest le grand piĂšge de ce fortifiant naturel.
Le lait diluĂ©, lui, est surtout apprĂ©ciĂ© en prĂ©vention lĂ©gĂšre sur le feuillage. Une dilution classique consiste Ă mĂ©langer un volume de lait pour dix volumes dâeau. Certains ajoutent une petite goutte de savon noir pour amĂ©liorer lâadhĂ©rence, mais sans forcer. Une pulvĂ©risation modĂ©rĂ©e sur lâenvers des feuilles, en dehors des heures chaudes, peut aider Ă limiter certains problĂšmes comme lâoĂŻdium. Il est utile de rappeler un point essentiel : ce type dâusage relĂšve dâune pratique de jardinier, pas dâune promesse miracle. En cas dâattaque importante, mieux vaut aussi sâappuyer sur des sources fiables en matiĂšre de protection des vĂ©gĂ©taux, comme lâAnses.
Les cendres de bois apportent surtout du potassium et des oligo-Ă©lĂ©ments, ce qui en fait un excellent levier pour soutenir la floraison. Ă condition quâil sâagisse bien de bois non traitĂ©, parfaitement refroidi et tamisĂ©. La dose doit rester lĂ©gĂšre : une petite pincĂ©e Ă une cuillĂšre Ă cafĂ© par pot moyen, une fois par mois ou une Ă deux fois par saison selon le substrat. En terrain dĂ©jĂ calcaire ou avec une eau dure, la prudence sâimpose. Les cendres modifient le pH, et un excĂšs peut finir par perturber lâĂ©quilibre recherchĂ©.
Pour mieux organiser ces apports, une rotation simple est souvent la meilleure solution :
- đż Semaine 1 : purin dâortie diluĂ© au pied pour relancer la vigueur.
- đ„ Semaine 3 : lait diluĂ© en pulvĂ©risation lĂ©gĂšre prĂ©ventive.
- đ„ Semaine 4 ou 5 : trĂšs petite dose de cendres tamisĂ©es pour soutenir la floraison.
- âïž Entre les apports : suppression des fleurs fanĂ©es et observation du feuillage.
Cette logique dâalternance fonctionne mieux quâun enchaĂźnement serrĂ©. Elle laisse Ă la plante le temps dâassimiler. Sur un balcon urbain, ce rythme offre souvent des rĂ©sultats trĂšs convaincants dĂšs le dĂ©but de lâĂ©tĂ©. Les plants deviennent plus denses, les tiges tiennent mieux et la floraison gagne en rĂ©gularitĂ©. Pas de poudre aux yeux : simplement des gestes cohĂ©rents, appliquĂ©s avec constance. Et câest souvent lĂ que les vieilles mĂ©thodes remportent le match.

Technique du pincement, arrosage géraniums et prévention naturelle des maladies
Un beau plant ne dĂ©pend pas uniquement de ce quâon lui donne. Il dĂ©pend aussi de ce quâon lui retire et de la maniĂšre dont on le guide. La technique du pincement fait partie de ces gestes simples qui changent rĂ©ellement la silhouette et la gĂ©nĂ©rositĂ© florale. Elle consiste Ă enlever lâextrĂ©mitĂ© dâune jeune tige juste au-dessus dâun nĆud. Ce petit geste, presque anodin, force la plante Ă se ramifier. Plus de ramifications, câest souvent plus de boutons, donc plus de fleurs. Dit autrement : on ne coupe pas pour punir la plante, on coupe pour lui faire prendre du volume.
Le meilleur moment pour pincer se situe au printemps, lorsque le plant redĂ©marre franchement. Il est aussi possible de corriger lĂ©gĂšrement en saison si une tige file trop. En pĂ©riode de forte chaleur, en revanche, mieux vaut Ă©viter. Un plant stressĂ© par la canicule nâa pas besoin dâune intervention supplĂ©mentaire. En parallĂšle, retirer rĂ©guliĂšrement les fleurs fanĂ©es empĂȘche la plante de gaspiller son Ă©nergie Ă produire des graines. Câest un rĂ©flexe simple, presque quotidien en pleine saison, et lâun des plus rentables pour obtenir des beaux gĂ©raniums.
Lâarrosage gĂ©raniums mĂ©rite, lui aussi, un peu de mĂ©thode. Le test du doigt reste imbattable : si le premier centimĂštre est sec, il est temps dâarroser. Le poids du pot donne Ă©galement une excellente indication. Un contenant lĂ©ger appelle souvent un apport. En Ă©tĂ©, surtout en terrasse ou en façade exposĂ©e, la frĂ©quence augmente logiquement. Ă lâintĂ©rieur ou pendant lâhivernage, elle baisse nettement. Ce point paraĂźt Ă©vident, et pourtant beaucoup de pertes viennent dâune habitude qui ne change jamais malgrĂ© la mĂ©tĂ©o. Or la plante, elle, rĂ©agit Ă la chaleur, au vent et Ă la lumiĂšre, pas au calendrier affichĂ© sur le frigo.
La prĂ©vention naturelle contre les maladies repose sur une idĂ©e trĂšs sobre : limiter lâhumiditĂ© stagnante et favoriser lâair. Espacer les pots, Ă©viter de mouiller les feuilles en fin de journĂ©e, supprimer les dĂ©bris vĂ©gĂ©taux et dĂ©sinfecter les outils suffisent dĂ©jĂ Ă rĂ©duire de nombreux problĂšmes. En pĂ©riode humide, une dĂ©coction de prĂȘle en pulvĂ©risation prĂ©ventive peut apporter un appui intĂ©ressant grĂące Ă sa teneur en silice. Câest une approche de terrain, pas un gadget. Sur un balcon peu ventilĂ©, elle peut clairement faire la diffĂ©rence.
Pour les ravageurs comme les pucerons ou les aleurodes, le savon noir diluĂ© reste un bon plan dâaction dâappoint. Il sâutilise sur les zones touchĂ©es, puis on rince lĂ©gĂšrement aprĂšs quelques heures si nĂ©cessaire. Le fameux papillon du gĂ©ranium, lui, impose une vigilance particuliĂšre : les chenilles creusent dans les tiges et affaiblissent vite le plant. Une inspection rĂ©guliĂšre permet dâagir tĂŽt. Câest souvent lĂ que le regard du jardinier vaut mieux quâune intervention tardive.
Dans les faits, les plants les plus rĂ©ussis ne sont pas forcĂ©ment ceux qui reçoivent le plus de produits, mais ceux qui bĂ©nĂ©ficient du meilleur suivi. Quelques minutes par semaine suffisent pour repĂ©rer une feuille suspecte, une soucoupe pleine, une tige Ă pincer ou une fleur fanĂ©e Ă retirer. Cette discipline lĂ©gĂšre Ă©vite bien des dĂ©ceptions. Et câest peut-ĂȘtre la meilleure dĂ©finition des recettes dâautrefois : des gestes modestes, mais menĂ©s au bon moment âïžđ§.
Plan de saison, tableau dâentretien et erreurs Ă Ă©viter pour des fleurs dâĂ©tĂ© durables
Pour que toutes ces pratiques restent utiles, encore faut-il les ordonner. Le plus simple consiste Ă raisonner comme un planning dâentretien. Pas besoin dâun carnet compliquĂ© ni dâun arsenal de jardinier professionnel. Un calendrier souple suffit. Au printemps, on prĂ©pare le terrain. En dĂ©but dâĂ©tĂ©, on soutient la croissance. En pleine saison, on entretient et on corrige. Ă la fin, on allĂšge pour accompagner le ralentissement. Cette lecture Ă©vite de faire trop, trop vite, ce qui est souvent le principal dĂ©faut quand on dĂ©couvre les remĂšdes naturels.
En avril ou juste aprĂšs les derniĂšres gelĂ©es, le rempotage ou au moins le surfaçage du pot est le bon point de dĂ©part. On renouvelle une partie du substrat, on ajoute un peu de compost mĂ»r et, si besoin, une petite dose de coquilles dâĆufs broyĂ©es. Câest aussi le moment de vĂ©rifier les trous de drainage et de repositionner les pots Ă la meilleure lumiĂšre. En mai, la croissance sâaccĂ©lĂšre. Le purin dâortie trouve ici tout son intĂ©rĂȘt. Les pincements se terminent, les premiĂšres fleurs apparaissent et lâon commence Ă retirer les parties fanĂ©es.
De juin Ă aoĂ»t, la logique change : il faut tenir la cadence sans Ă©puiser les plants. Câest la pĂ©riode idĂ©ale pour alterner peau de banane, cendres lĂ©gĂšres et entretien courant. Le lait diluĂ© ou la prĂȘle peuvent sâajouter en prĂ©vention selon le climat. Lors des Ă©pisodes chauds, un arrosage profond tĂŽt le matin vaut mieux que plusieurs apports superficiels. En septembre, on rĂ©duit progressivement les apports forts. LâidĂ©e nâest plus de pousser Ă tout prix, mais de garder la plante propre et Ă©quilibrĂ©e avant la transition de fin de saison.
| đ PĂ©riode | đ ïž Action prioritaire | đŒ Objectif |
|---|---|---|
| Avril – dĂ©but mai | Rempotage, substrat drainant, pincement, coquilles dâĆufs | Lancer une base solide |
| Mai – juin | Purin dâortie, premier marc sĂ©chĂ©, suppression des fleurs fanĂ©es | Stimuler la vigueur |
| Juin – aoĂ»t | Peau de banane, cendres mesurĂ©es, arrosage suivi, lait diluĂ© si besoin | Soutenir la floraison |
| Septembre | RĂ©duire les apports, nettoyer, surveiller lâhumiditĂ© | PrĂ©parer la suite sans stress |
Les erreurs les plus frĂ©quentes mĂ©ritent dâĂȘtre signalĂ©es franchement. Dâabord, lâaccumulation de remĂšdes la mĂȘme semaine. Ce nâest pas parce quâun ingrĂ©dient est naturel quâil faut le multiplier. Ensuite, le marc humide laissĂ© en surface, les soucoupes pleines dâeau et les cendres surdosĂ©es figurent parmi les grands classiques qui sabotent les rĂ©sultats. Enfin, beaucoup oublient que la lumiĂšre reste non nĂ©gociable. Sans exposition correcte, mĂȘme le meilleur programme dâengrais naturel plafonne.
Un cas concret illustre bien cette logique. Sur une petite terrasse orientée est, trois jardiniÚres de 60 cm ont été remises à niveau avec un mélange drainant, du compost tamisé et un arrosage matinal ajusté au poids des pots. En huit semaines, avec une alternance légÚre entre ortie, marc séché et suppression réguliÚre des fleurs fanées, les plants ont gagné en volume et en continuité de floraison, sans traitement agressif. Comme quoi, les astuces jardinage les plus robustes ne sont pas les plus compliquées.
Si vous cherchez un fil directeur simple, retenez ceci : observez, espacez, ajustez. Ce triptyque Ă©vite 90 % des maladresses. Et il prĂ©pare naturellement le terrain pour aller plus loin avec dâautres techniques de balcon fleuri ou de multiplication par bouturage.
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Avec quelques gestes prĂ©cis, des apports mesurĂ©s et une observation rĂ©guliĂšre, la recette grand-mĂšre pour obtenir de beaux gĂ©raniums reste dâune efficacitĂ© remarquable. Elle permet de concilier Ă©conomies, simplicitĂ© et rĂ©sultats durables, tout en donnant aux pots et jardiniĂšres une vraie allure de saison. Pour prolonger cette logique dans le mĂȘme esprit, dĂ©couvrez aussi comment composer une jardiniĂšre fleurie tout lâĂ©tĂ©.
à quelle fréquence utiliser le marc de café sur les géraniums ?
Une application lĂ©gĂšre toutes les 4 Ă 6 semaines au printemps et en Ă©tĂ© suffit. Le marc doit ĂȘtre bien sec et dĂ©posĂ© en couche fine pour Ă©viter les moisissures.
Peut-on combiner plusieurs recettes naturelles la mĂȘme semaine ?
Oui, mais il est prĂ©fĂ©rable de les alterner. Trop dâapports rapprochĂ©s brouillent les effets et peuvent dĂ©sĂ©quilibrer le substrat.
Pourquoi mes géraniums font beaucoup de feuilles mais peu de fleurs ?
La cause vient souvent dâun excĂšs dâazote, dâun manque de soleil ou dâun pincement oubliĂ©. RĂ©duisez les apports stimulants et favorisez les ingrĂ©dients riches en potassium.
Le lait dilué est-il utile contre les maladies du feuillage ?
Il peut aider en prĂ©vention lĂ©gĂšre lorsquâil est bien diluĂ© et appliquĂ© hors fortes chaleurs. Il ne remplace pas une bonne aĂ©ration, un arrosage au pied et une surveillance rĂ©guliĂšre.
Quand faut-il pincer les géraniums ?
Le pincement se pratique surtout au printemps sur les jeunes tiges pour encourager la ramification. Ensuite, un léger entretien en saison suffit si certaines pousses deviennent trop longues.


